Le cuivre a coûté cher à la fin des années 1960, alors pendant une dizaine d’années bien des maisons ont été câblées en aluminium. Si votre maison de Toronto a été construite ou recâblée entre 1965 et 1975 environ, il y a de bonnes chances que les circuits de dérivation soient en aluminium. Ça revient tout le temps à la revente et à l’assurance.

Alors, est-ce un problème? Des fois. Le métal, lui, est correct. Le trouble est aux connexions.

Pourquoi les connexions en aluminium lâchent

L’aluminium se dilate et se contracte plus que le cuivre quand il chauffe et refroidit. Au fil des années d’usage normal, ce mouvement peut desserrer une connexion à une prise, un interrupteur ou un disjoncteur. L’aluminium s’oxyde aussi, et cette couche d’oxyde ajoute de la résistance.

Une connexion desserrée à haute résistance chauffe. C’est cette chaleur qui est le vrai risque d’incendie, pas le fil qui court dans vos murs. Les signes qu’on surveille, ce sont des prises ou des plaques d’interrupteur tièdes au toucher, des façades d’appareil décolorées ou roussies, une odeur de brûlé, ou un scintillement qui remonte à un seul endroit. Si vous voyez du scintillement, ça vaut la peine de lire notre article sur pourquoi les lumières scintillent ou faiblissent.

Ce que les assureurs veulent voir

Comme le knob-and-tube, le câblage de dérivation en aluminium est quelque chose que beaucoup d’assureurs de l’Ontario signalent. Ils veulent habituellement une preuve qu’un entrepreneur licencié l’a inspecté et rendu sécuritaire avant d’émettre la police.

Il y a deux façons acceptées de le faire :

  • Le raccordement en queue de cochon (pigtail) de chaque connexion avec des connecteurs approuvés, pour qu’un bout de cuivre rejoigne l’appareil au lieu de l’aluminium. Ça doit se faire avec les bons connecteurs homologués pour l’aluminium, à chaque prise, interrupteur et luminaire. Fait comme il faut dans toute la maison, c’est un vrai chantier, pas une réparation vite faite.
  • Refaire le câblage des circuits touchés en cuivre, qui est la solution permanente et qui a souvent du sens si les murs sont déjà ouverts pour une rénovation.

Les deux options exigent un permis électrique et une inspection de l’ESA pour que vous ayez la paperasse que votre assureur et un futur acheteur vont demander.

Ce qu’on ne ferait pas

On ne se contenterait pas de resserrer les vis en disant que c’est sécuritaire, et on n’utiliserait pas de connecteurs standards qui ne sont pas homologués pour l’aluminium. Ce sont ces raccourcis-là qui causent exactement la surchauffe que vous essayez d’éviter. Le travail sur l’aluminium, c’est un endroit où le faire selon le code compte vraiment.

Par où commencer

Si vous savez ou soupçonnez que votre maison a du câblage en aluminium, la première étape est un examen sérieux du panneau et d’un échantillon de connexions. On peut vous dire rapidement si vous avez affaire à un raccordement en queue de cochon complet, à un recâblage partiel, ou à quelque chose entre les deux.

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